Le puissant Géorgien
Basil est parvenu jusqu’au tableau principal ; peut‑il semer le chaos ?
C’est souvent le même schéma avec Basil. Tout au long de l’année, il perd au premier tour contre des joueurs de niveau inférieur sur le circuit Challenger, pour ensuite sortir des qualifs et aller assez loin en ATP. Dire qu’il est irrégulier serait un bel euphémisme. Ce type de style de jeu lui donne évidemment un plancher très bas mais un plafond très élevé : s’il se met à enchaîner les coups pendant assez longtemps, le match est généralement sur sa raquette ! Il a d’ailleurs atteint les quarts de finale ici l’an dernier, après être aussi passé par les qualifs. Il s’est fait surclasser par Musetti en quart, mais c’est un matchup difficile pour lui à moins qu’il soit à 100 % sur tous les plans, parce que Musetti est un excellent défenseur qui arrive à provoquer beaucoup de fautes chez lui.
Je pense que le matchup contre Kecmanovic n’est vraiment pas mauvais pour Basil. Miomir est le même joueur depuis longtemps maintenant ; il joue un peu de la même façon chaque semaine ! En général, c’est une ou deux victoires puis une défaite… et c’est souvent lui qui craque en premier dans les gros moments. Le déplacement de Kecmanovic n’est pas top ; il n’aime pas affronter les gros frappeurs qui peuvent le faire bouger sur tout le court. On l’a vraiment vu récemment contre Shapovalov (et dans leurs confrontations directes). Je préfère le Serbe quand il peut dicter le jeu face à des joueurs plus passifs. En plus, il vient de jouer la Coupe Davis il y a quelques jours en Serbie, même s’il a probablement eu le temps de bien récupérer pour ce match !


