Le duel australien
Ce n’est généralement pas facile de jouer contre un compatriote...
Duckworth a tendance à garder le même schéma tout au long d’une saison. Il gagne un match par-ci par-là, peut livrer une bonne bataille dans la plupart des « gros matchs », gagne ou va loin dans un Challenger de temps en temps, mais il manque de résultats au niveau ATP. On l’a vu dans un premier tour un peu piégeux contre Mayo à Los Cabos avant de perdre 6-4, 6-4 contre Norrie, ce qui n’est pas si mal, à Los Cabos. O’Connell est quelqu’un de plus irrégulier, plus sujet aux séries. Cela vient en partie du fait qu’il n’est pas souvent au mieux physiquement (blessures)… il enchaîne les tournois en étant plus ou moins diminué. Sa saison sur gazon a été correcte, avant de perdre au premier tour contre Andres Martin à Washington… Je vais être indulgent avec lui puisque c’était son premier match de retour sur dur. Mon principal point de référence sera son match d’hier contre Faria en qualifications ici à Montréal. Je l’ai trouvé globalement très solide… le service et le coup droit étaient excellents. Le match-up contre Duckworth ne me dérange pas pour lui ; les deux ont un « style de jeu australien » assez typique, étant bons en slice et à la volée. Par conséquent, le fait qu’O’Connell arrive dans ce match déjà bien rodé dans ces conditions, tandis que Duckworth doit s’ajuster à des conditions très différentes de celles de Los Cabos, pourrait s’avérer être un avantage assez important…


