Struff, sur sa lancée
L'Allemand sort d'un excellent tournoi à Wimbledon, mais il n'a pas joué à Gstaad. Il ne cite pas de raison, c'était peut-être juste une gestion de calendrier, ce qui serait un choix plutôt intelligent.
Attention à bien gérer l'après-exploit, car ce n'est jamais facile d'enchaîner après un tournoi aussi réussi. Surtout que là, on change de surface, mais aussi drastiquement de conditions avec un rebond très haut et de l'altitude. C'est un peu tout l'inverse de ce qu'il y avait lors de sa belle semaine à Wimbledon. En soi, c'est un joueur qui a l'habitude de jouer dans ces conditions. Il ne sera pas perdu et n'a pas besoin d'un temps de réadaptation énorme. Par contre, il y a quand même ce souci d'altitude où il faut réussir à contrôler la balle, être bien adapté, et ça reste un changement de surface, sachant qu'il n'a pas rejoué depuis. Je pense que le premier tour serait peut-être un peu le plus dangereux pour l'Allemand. S'il arrive à passer ce petit problème, il peut ensuite dérouler et être un outsider pour la victoire finale ?
Ce premier tour sera aussi difficile, car il affronte Shevchenko, qui vient de réaliser un super tournoi à Gstaad. Le Kazakh a éliminé des adversaires dangereux comme Stricker ou Halys, avant de prendre un set à Tsitsipas, futur vainqueur du tournoi. Le Kazakh sait jouer en altitude, je l'ai répété la semaine dernière, et il retrouve une certaine forme. Alors attention, parce qu'il a été ultra réaliste toute la semaine, et je ne pense pas que le profil de Struff soit très favorable pour lui. C'est quelqu'un qui joue avec des prises fermées, qui aime avoir du temps pour poser son jeu et être potentiellement agressif par la suite. Être pressé n'est pas là où il excelle. J'ai le sentiment que ce match est dans la raquette de Struff, que si l'Allemand joue bien et s'adapte vite aux conditions, il peut vraiment lui faire mal sur les premiers coups et l'empêcher de jouer.
Ça fait déjà quelques semaines que Struff monte en puissance, et déjà pendant la période sur terre, on sentait que ce n'était pas loin de faire mal. Je vais rester de son côté et proposer de lui faire confiance relativement doucement, sans trop s'exciter, car ça reste un premier tour.


