La question principale
Dimitrov avait l’air plutôt épuisé après son premier match… lui reste-t-il encore quelque chose à donner ?
Eh bien, il y avait quelques inquiétudes concernant le niveau de Dimitrov en arrivant à Båstad, après un Wimbledon plutôt long et réussi. On a pu le voir clairement dans la façon dont sa cote en ML n’a cessé de dériver jusqu’à 1,60+ contre Svrcina, après être partie aux alentours de 1,50. Eh bien, il s’avère que ces inquiétudes étaient justifiées. Dimitrov s’est fait breaker 7 fois… en sauvant 0/7 balles de break ! Son service a été désastreux, avec 56 % de points gagnés derrière la première et 45 % derrière la seconde. Il s’est fait dépasser au nombre d’aces par Svrcina… et a commis 8 doubles fautes. Bon, je peux un peu le défendre en disant qu’il a plus ou moins « tanké » la fin du deuxième set, avant de vraiment se remettre dedans et hausser son niveau dans le set décisif. Comme le match a été très brouillon (dans des conditions difficiles et chaudes en plus), il a forcément laissé des traces physiquement chez les deux joueurs. Ce n’est clairement pas idéal pour Dimitrov de rejouer le lendemain, assez tôt en plus. Quant à Borges, il a plutôt bien géré son match contre un jeune adversaire irrégulier, Kouame. Il a un peu galéré à conclure le premier set, mais ensuite il a « déroulé ». On sait que Nuno peut bien jouer ici ; on l’a vu lors de son titre en 2024. Comme je le répète dans mes autres previews, j’aime bien son niveau et sa forme en ce moment.
Maintenant, Dimitrov a les armes pour être le type d’adversaire qui peut embêter Nuno – le profil agressif. Si Dimitrov retrouve son niveau et arrive à le maintenir suffisamment longtemps avant de baisser et de complètement disparaître, le match est principalement dans sa raquette, honnêtement. Il est important de garder à l’esprit que son mauvais niveau lors du premier tour était aussi sûrement en grande partie dû à la transition entre Wimbledon et des conditions très différentes à Båstad… ce qu’il a d’ailleurs mentionné en interview d’après-match. Il faut mettre cet aspect en balance avec la fatigue potentielle, surtout face à un compétiteur aussi expérimenté que Borges, qui serait tout à fait capable d’en profiter pleinement…


