Roman, c’est ton moment de briller maintenant !
Le quart de finaliste de Wimbledon 2023 peut-il continuer sur sa lancée ?
Franchement, je suis content de voir Safiullin bien s’en sortir. Je l’ai répété encore et encore… il a été du mauvais côté de tellement de matchs serrés pendant longtemps, il était enfin temps que la roue tourne pour lui. J’ai trouvé qu’il avait fait un très bon match contre Rublev, assez complet dans la plupart des secteurs, et sans trop de passages à vide coûteux. Surtout, je l’ai trouvé confiant dans le tie-break du set décisif. Il vient d’enchaîner deux matchs en cinq sets, mais gardons en tête qu’il a eu quelques jours de repos supplémentaires entre les qualifs et ce premier tour. Je n’ai pas vu de vrais signes de fatigue chez lui dans le cinquième set.
Botic n’est pas vraiment un joueur qui reste en grande forme très longtemps, et cette fois encore, ce n’était pas une exception en arrivant à Wimbledon. Quelques bons matchs sur gazon, mais rien de vraiment marquant. Cependant, j’ai bien aimé son premier tour contre Kovacevic, où il a vraiment exploité les difficultés de Kovacevic au retour – en bombardant en fond de court dès qu’il obtenait des retours courts. Quand il joue comme ça, c’est vraiment un top player ! VDZ peut frapper très fort des deux côtés ; il est plus rapide qu’il n’y paraît et couvre énormément de terrain… et oui, il sait aussi jouer au filet. Le problème de Botic, c’est que son niveau de pointe très élevé s’accompagne souvent de gros creux où il arrose complètement.
Maintenant, penchons-nous un peu sur le match-up. Safiullin devrait poser un défi bien plus coriace pour Botic que Kovacevic. Comme je l’ai mentionné, VDZ a pu mettre son jeu en place en grande partie grâce au mauvais retour de Kovacevic. Roman est un meilleur relanceur et aussi un relanceur assez agressif, ce qui peut vraiment gêner Botic, qui a tendance à se faire bousculer des deux côtés, surtout en coup droit. VDZ n’aime pas être sous pression constante de la part de Baseliners offensifs comme Safiullin ; c’est le style de jeu contre lequel il a le plus de mal, ne couvrant le handicap qu’environ 38 % du temps sur les cinq dernières années (contre à peu près 50 % en moyenne). Bref, assez de louanges pour Roman. Maintenant, il faut regarder la cote pour voir de quel côté se trouve réellement la value, malgré les avantages de match-up ou de surface ;)


