La doyenne allemande présente dans le haut du tableau sur herbe, une fois de plus !
Tatjana Maria n'était pas censée être là. La 117e mondiale débarque à Eastbourne comme une joueuse qui n'a rien à perdre et tout à gagner, et depuis lundi elle ne perd rien. Paolini éliminée 6-4 6-3 en R1, Zakharova roulée 6-2 6-1 en 69 minutes, Valentova écartée en QF. L'Allemande de 37 ans joue son meilleur tennis sur gazon depuis son titre à Queen's en 2025. Son jeu de slice et de variations, ses angles gauchers, sa capacité à changer le rythme des échanges en permanence sont exactement les ingrédients qui peuvent déstabiliser les joueuses qui veulent imposer leur puissance. C'est ce qu'elle a fait à Paolini. La question est de savoir si elle peut reproduire le même résultat contre une joueuse d'un autre calibre sur herbe.
Car Ostapenko sur herbe à Eastbourne, c'est une autre histoire. La Lettonne a battu Udvardy en remontant un premier set perdu, puis a atomisé Sönmez, et son service à 78.3% de points gagnés sur première balle reste une arme que Maria n'a encore affrontée cette semaine à aucun de ces niveaux. Le H2H entre les deux joueuses est inexistant sur gazon. Ostapenko peut s'autodétruire, elle le fait régulièrement. Mais elle peut aussi décider en 40 minutes que le match est terminé. Maria va chercher à ralentir, varier, frustrer. Ostapenko va chercher à accélérer, frapper, dominer. Deux philosophies de jeu diamétralement opposées sur une surface qui récompense en général la deuxième.


