La tenante du titre qui revient par la petite porte
Tatjana n'avait pas besoin de wildcard pour rappeler pourquoi elle est la meilleure joueuse du monde sur cette surface depuis un an. Repoussée aux qualifications par l'organisation du tournoi qu'elle a remporté il y a douze mois, l'Allemande de 38 ans a répondu comme elle sait le faire sur gazon : deux victoires en un jour, Miyazaki puis Rakhimova, pour se frayer un chemin jusqu'au tableau principal avec deux matches dans les jambes et une motivation qui ne doit rien au hasard. Son bilan gazon sur les 52 dernières semaines est de 10 victoires pour 4 défaites toutes compétitions confondues, et les chiffres sur la surface parlent d'eux-mêmes : 73,5% de points gagnés sur première balle, 79,5% de jeux de service gagnés, 39,3% de points gagnés sur la première balle adverse. Ce sont des chiffres de dominatrice sur gazon, pas d'outsider.
Sakkari débarque dans la situation inverse. Le rebond de Doha en février, victoire sur Swiatek, semblait annoncer un retour aux affaires, mais la saison clay a ramené le doute : défaite au premier tour à Roland-Garros contre Kasatkina, défaite sèche à Strasbourg contre Stearns, bilan 3-7 sur les dix derniers matches. Sur gazon, elle n'a pas joué depuis plus d'un an, et ses statistiques sur la surface dans cette fenêtre temporelle sont alarmantes : breakpoints prevail ratio à 0,682, soit une joueuse qui concède plus qu'elle ne résiste sous pression en service, 29,6% de points gagnés sur la première balle adverse et seulement 20,3% de jeux de retour gagnés. Le H2H affiche 7-2 en faveur de Sakkari mais il est construit entièrement sur dur et clay. Sur gazon, leur unique confrontation à Wimbledon 2022 avait tourné en faveur de Tatjana.


