Diane aura besoin du public !
beaucoup d'arguments Samedi soir, Diane Parry avait deux finales à suivre : la sienne sur le Chatrier contre Anisimova, et celle du PSG contre Arsenal en Ligue des Champions. Supportrice revendiquée du club parisien, elle avait déclaré en conférence de presse espérer "faire un 2 sur 2". Le PSG a gagné. Parry aussi. Ce lundi sur ce même Chatrier, elle revient pour la troisième mi-temps.
Deux histoires qui n'avaient rien pour se croiser Porte d'Auteuil. Maja Chwalinska, née à Dąbrowa Górnicza en Silésie, est la troisième joueuse polonaise à atteindre les huitièmes de finale à Roland-Garros dans l'ère Open, après Radwańska et Świątek. Issue des qualifications et classée 114e mondiale, elle a distribué des bagels en série contre Ramé et Monnet, puis Zheng Qinwen 6-4 6-0 et Mertens 6-4 6-0, avant de renverser Sakkari depuis un premier set perdu 1-6 pour conclure 6-3 6-2. Diane Parry, Niçoise de 23 ans, numéro un française au classement, a battu Ann Li puis Amanda Anisimova 6-3 4-6 7-6 en 2h43 sur ce même Chatrier samedi, sa deuxième victoire contre une joueuse du top 10 sur ce court après Krejčíková en 2022, et son premier huitième de finale en Grand Chelem après cinq défaites au troisième tour. Première confrontation entre les deux.
Sur les trois matchs de tableau principal à Paris, Chwalinska présente des chiffres remarquables de propreté : seulement 5 fautes directes contre Zheng, 20 contre Mertens, 28 contre Sakkari, avec un breaks sauvés qui monte en puissance, 4/6 puis 6/9. Son service de gauchère à 137 km/h de moyenne a posé des problèmes constants à ses adversaires, et son pressing offensif sur la deuxième balle adverse a été dévastateur sur les deux premiers tours. Parry de son côté monte également en régime : 8/12 en breaks sauvés contre Anisimova, 10 aces, 67% de points gagnés sur première balle. Son jeu varié fait de slices, d'amortis et de montées au filet a parfaitement fonctionné contre une Anisimova qui comptait 56 fautes directes. Parry a avoué ne pas bien connaître Chwalinska et prépare ce match en s'entraînant spécifiquement avec une gauchère, après avoir consulté Alice Ramé, battue par la Polonaise en qualifications.
Le chiffre qui domine tout : 9h30 de jeu pour Chwalinska depuis le début du tournoi contre 6h00 pour Parry. Chwalinska a disputé six matchs, dont trois en qualifications, quand Parry en est à trois. Sur une terre plus lourde lundi qui va allonger les échanges, sur le Chatrier devant un public français qui sera un facteur réel dans les moments tendus, et face à une joueuse qui varie les vitesses et cherche précisément à épuiser ses adversaires physiquement, cette différence d'usure est l'argument le plus concret en faveur de la Française.


