La wild card au cœur de l'action
Tyra Caterina Grant joue à Rome comme si elle avait grandi ici, et c'est littéralement le cas. La droitière Italienne de 18 ans, née dans cette ville, coachée par Renzo Furlan, l'architecte du tennis de Jasmine Paolini, enchaîne les victoires sur ce court avec une maturité qui dépasse largement son classement. Hier contre Pigato, un match serré en trois sets, elle a montré la qualité essentielle qui définit son jeu sur terre : 80% de points gagnés sur la deuxième balle adverse, 6 breaks convertis sur 10, et 8 des 10 derniers points pour fermer le match quand il le fallait. Elle ne recule pas, elle attaque la balle courte, cherche le couloir et prend le point à son compte depuis le fond. Furlan lui a appris à construire, à varier, à ne jamais jouer deux fois de suite le même coup.
En face, Victoria Mboko est WTA 10 et l'une des joueuses les plus impressionnantes du circuit depuis un an. Mais son service, son arme principale sur dur avec 4.6 aces par match, se retrouve neutralisé sur cette terre lente et humide où la balle ralentit et remonte haut, réduisant l'impact de sa première balle et exposant une deuxième balle que Grant attaque avec précision. Son seul match clay de la saison s'est soldé par une défaite contre McNally à Madrid, après une extraction des quatre dents de sagesse qui lui avait fait manquer plusieurs semaines. Rome est sa deuxième sortie sur cette surface en 2026, face à une joueuse qui joue ici son troisième match consécutif avec une aisance croissante sur chaque point.


