L'ukrainienne reste un génie sur clay
Oleksandra Oliynykova est l'une des histoires les plus singulières du circuit. Famille ukrainienne réfugiée politique en Croatie en 2011, carrière construite sans fédération ni sponsor, financée par des mécanismes aussi improbables que des crypto tokens ou un NFT sur son propre bras. Son père Denys Oliynyk est à la fois son coach et le fil conducteur de toute cette aventure. Sur la terre battue rouge, elle est chez elle : 13 titres Challenger et ITF, tous sur ocre, un profil de joueuse de fond variée, lobs, amorties, slices, qui casse le rythme et use l'adversaire dans les conditions lentes du Foro Italico. Sa saison 2026 global est solide à 10-7, sa dynamique récente correcte, et son bilan clay 2026 sur les indicateurs de retour est nettement supérieur à celui de sa rivale.
En face, Petra Marcinko débarque avec cinq défaites consécutives dans les jambes, une confiance en berne et un bilan WTA clay en carrière qui reste modeste malgré son titre WTA 125 ici même l'an dernier. La Croate de 20 ans a le talent et les références sur cette surface, mais sa saison 2026 à 9-13 raconte une joueuse qui cherche encore son tennis. Rome a beau être sa ville, elle n'est pas dans l'état d'esprit pour s'appuyer sur ce souvenir.


