Le retour de la légende mais dans quel état physique ?
Le dossier Krejcikova est celui d'une championne qui revient une fois de plus d'un tunnel médical. Droitière, 30 ans, lauréate de Roland-Garros 2021 et de Wimbledon 2024, coachée depuis 2026 par Sven Groeneveld, elle n'a plus joué un seul match depuis le 16 février à Dubai, où une blessure à la cuisse gauche l'a contrainte au retrait avant son deuxième tour contre Anisimova. Avant cela, genou en Asie fin 2024, dos pour l'Open d'Australie 2025, encore le genou à Limoges en décembre. Elle aborde Rome avec seulement sept matchs officiels dans les jambes depuis janvier, dont un seul sur terre battue en 2026, et aucun depuis Roland-Garros 2025 où Kudermetova l'avait sortie au deuxième tour. Les chiffres WTA sur ocre en 52 semaines sont parlants : 1 victoire, 2 défaites. Ce qui rassure, c'est la carrière : 34-25 sur terre à ce niveau, deux titres sur la surface, et une capacité à lire et déstructurer le jeu adverse qui ne disparaît pas en deux mois d'absence. Elle s'entraîne à Rome depuis plusieurs jours et s'est montrée optimiste sur son état physique en zone mixte.
En face, Elsa Jacquemot vit la pire séquence de sa jeune carrière. La Lyonnaise de 22 ans, droitière, formée à l'Académie Mouratoglou, affiche un bilan WTA clay sur toute sa carrière de 4 victoires pour 12 défaites, soit 25% de réussite, le chiffre le plus préoccupant de son profil. Sur les 52 dernières semaines au niveau WTA, elle est à 2-3 sur terre, à 40% seulement sur l'ensemble des surfaces. Le fond du tableau est arrivé à Madrid : balayée 6-1 6-2 en 1h13 par Tyra Grant, 18 ans, 262e mondiale et disputant là son tout premier match sur le circuit WTA principal. Trois défaites consécutives avant Rome. Son service reste son arme la plus fiable avec 4.0 aces par match, mais sa conversion de breaks en carrière contre des joueuses du top 100 ne dépasse pas 28.8%, quand Krejcikova tourne à 56.3% dans les mêmes configurations. Le fossé de maturité tactique entre les deux est considérable.


