La champ' défend son titre avec un draw compliqué !
Mirra Andreeva, droitière, 18 ans, tête de série numéro 6, classée 10e mondiale. Elle débarque à Stuttgart avec un titre dans la valise, remporté hier à Linz en renversant Anastasia Potapova 1-6, 6-4, 6-3 après avoir perdu le premier set à la ficelle. Deuxième titre de la saison après Adelaide, cinquième de sa carrière, deuxième sur terre battue. Le schéma de la finale est révélateur de ce qu'elle est en ce moment : capable d'encaisser un premier set raté, de recalibrer, et de gagner en trois. Sur l'ensemble de Linz, elle n'a pas toujours été flamboyante mais elle a su gérer, construire, et surtout ne jamais lâcher. C'est une joueuse qui finit les matchs. Le revers est qu'elle enchaîne une finale hier avec un premier tour ce soir ou demain, sans récupération. La fatigue physique et la décompression mentale qui suit un titre sont des variables à prendre au sérieux, surtout à 18 ans à ce stade de la saison.
Jeļena Ostapenko, droitière, 28 ans, classée 23e mondiale, tenante du titre. Stuttgart 2025 reste l'une des semaines les plus impressionnantes du circuit féminin depuis des années : Świątek, Sabalenka, trois top 10 éliminés, titre empoché sans être tête de série. Elle arrive avec un bilan 2026 en dents de scie mais cohérent avec ce qu'elle est depuis toujours. À Linz la semaine dernière, elle a sorti Eala au premier tour, puis s'est écroulée en quart contre Ruse en perdant les deux derniers sets 6-4 6-1, avec 11 doubles fautes au compteur et une altercation avec son clan au troisième set, signature classique de ses dérèglements mentaux. Le problème Ostapenko n'est pas le talent, c'est la constance sur la durée d'un match. Quand ça part, ça part vite et mal. Mais sur cette surface, dans ce tournoi, avec le souvenir de 2025 encore frais, elle est capable de produire n'importe quoi dans l'autre sens.
Andreeva est la meilleure joueuse du moment sur cette surface. Mais elle sort d'une finale hier, avec le relâchement naturel qui accompagne un titre, face à la tenante du titre dans un tournoi où Ostapenko a montré l'année dernière qu'elle pouvait jouer un tennis lunaire.


