Aslan, reviens !
Aslan, c'est comme les amours, ça va ça vient. Difficile de prédire ce qu'il va se passer...
Historique
Bon alors là, on a deux mecs à volatilité variable. Aslan c'est tout ou rien. Son début d'année est caractéristique du mec : il gagne 6 matchs de suite avant d'en perdre deux d'affilée. On dirait que chaque défaite lui laisse des traces. Puis il recharge les batteries et refait une grosse percée dans un tournoi. Qu'est-ce qui explique cela ? D'abord son style de jeu. Son agressivité le rend aussi fragile qu'une horloge suisse. Prendre la balle tôt et lui redonner de la vitesse et du poids fréquemment, c'est exigeant. Ensuite il y a son mental. Là je vais peut-être en surprendre plus d'un mais les mecs aussi calme que ça, ça cache quelque chose. A l'intérieur ça doit bouillonner. Ca me rappelle un certain Rod'geur qui parait calme et serein sur le court mais qui en réalité est un des êtres humains parmi les plus émotionnels sur le circuit.
Tallon Griekspoor quant à lui c'est régularité land. Certes à un niveau inférieur mais gagner 8 challengers sur une année il faut le faire. Comme on le dit souvent, le temps de jeu et le rythme sont souvent plus importants que le classement des joueurs qu'on rencontre (toutes proportions gardées bien sûr). En 2022 il se lance dans les plus gros tournois, et même s'il ne connait pas encore le même succès, il est loin d'être ridicule le père Tallon. 5 sets contre PCB à l'Open d'Australie, 7/6 7/6 contre le futur vainqueur du tournoi à Montpellier. Alors certes son ratio sur dur indoor laisse à désirer mais la motive est là pour un mec à qui il reste le plus dur à prouver.


