Hop Hop Hop Belinda !
Amanda Anisimova traverse ce tournoi de Miami dans un état de nervosité palpable. Si son talent est immense, son mental a montré des signes d'effritement inquiétants lors de son deuxième tour contre Ajla Tomljanović. Alors qu'elle menait largement 6-1, 5-4 et qu'elle s'offrait une ballee de match sur le service adverse, elle a complètement perdu ses moyens après une interruption de pluie. Incapable de conclure, elle a laissé filer le set 7-5 avant de s'imposer dans la douleur en trois manches. Cette incapacité à rester lucide sous pression, devant son public, est une faille majeure dans son armure cette saison, surtout quand on voit ses 46 fautes directes lors de ce match de reprise. On retiendra un revers de feu et elle en abuse !!
À l'inverse, Belinda Benčič dégage une sérénité absolue et semble avoir trouvé un réglage inédit sur son service à Miami. D'ordinaire assez friable sur ses secondes balles avec une moyenne de 47 pour cent de points gagnés cette saison, elle a visiblement bossé ce secteur spécifiquement pour la Floride. Ses stats sont devenues impressionnantes : elle a remporté 70 pour cent de ses secondes balles contre Sönmez et a maintenu un solide 63 pour cent contre une relanceuse agressive comme Shnaider au tour précédent. Cette nouvelle solidité sur ses engagements change totalement la donne, car elle prive Anisimova de son angle d'attaque favori au retour.
Le duel statistique confirme cette impression de supériorité technique. Benčič affiche une efficacité de match de 2.527 contre 1.706 pour Anisimova, prouvant qu'elle est bien plus performante pour convertir sa domination en jeux. Surtout, la Suissesse est impériale sur les points de pression avec un ratio de réussite de 1.857 contre 1.469 pour Amanda. Historiquement, elles sont à deux partout, mais la dynamique de confiance est clairement du côté de Belinda. La surface de Miami favorise les trajectoires plates de la Suissesse qui va forcer Amanda à jouer un coup supplémentaire, là où l'Américaine a tendance à s'agacer et à forcer ses frappes quand l'échange dure.


