10ème du nom
Après le 7/0 de Medvedev, une 3ème de suite pour FAA ?
Après un mois de janvier décevant, marqué par un manque de rythme et une préparation imparfaite, Auger-Aliassime a totalement renversé la situation en février. Son niveau actuel rappelle celui affiché lors de la seconde moitié de la saison passée, période durant laquelle il avait retrouvé une grande régularité, réintégré le top 10 et atteint le meilleur classement de sa carrière. Le Canadien a lancé sa dynamique par un titre à Montpellier, avant d’enchaîner avec une finale très solide à Rotterdam. Arrivé à Dubaï avec la pression de défendre ses points de finaliste, il a parfaitement répondu, atteignant la finale sans concéder le moindre set et en affichant une constance impressionnante au service comme dans l’intensité des échanges.
De l’autre côté, Medvedev semble lui aussi avoir retrouvé des sensations après un début de saison en dents de scie. Ses performances à Dubaï sont très convaincantes sur le plan comptable, avec trois victoires expéditives face à Shang, Wawrinka et Brooksby, sans jamais concéder plus de trois jeux par set mais je relativise un peu ce parcours car Shang et Brooksby étaient diminué et Wawrinka dans un jour off, il a vraiment eu une opposition très simple jusque là.
L’historique des confrontations reste largement favorable au Russe, mais la dynamique récente raconte une autre histoire. Auger-Aliassime s’est imposé lors de leurs deux derniers affrontements, à Paris-Bercy puis à Doha, montrant qu’il avait trouvé des solutions tactiques pour gêner le jeu très spécifique de Medvedev. Le Canadien arrive dans cette demi-finale avec plus de fraîcheur mentale, une confiance maximale et une vraie capacité à tenir un haut niveau sur la durée, ce qui pourrait faire la différence dans un match potentiellement long et exigeant.


