Fort, le Rublo !
Expérience et constance contre outsider accrocheur à Dubaï
Après un mois de janvier compliqué, marqué par un manque de confiance et des résultats en deçà de ses standards, Rublev semble avoir trouvé son rythme en février. Les conditions du Moyen-Orient lui réussissent traditionnellement bien, et il l’a encore démontré en atteignant les demi-finales à Doha, ne cédant que face au numéro un mondial Carlos Alcaraz. Cette semaine à Dubaï, il a confirmé cette montée en puissance et se retrouve à une victoire d’une nouvelle demi-finale, ce qui serait une première pour lui sur deux semaines consécutives depuis 2023.
Déjà habitué des lieux, Rublev dispute son sixième quart de finale à Dubaï, avec un excellent bilan de 4 victoires pour une seule défaite à ce stade. L’élimination précoce de Jack Draper a par ailleurs clarifié son chemin, lui offrant sur le papier un adversaire plus abordable. Solide en fond de court, très performant au service et bien plus calme dans ses attitudes que par le passé, le Russe aborde ce rendez-vous avec de réelles garanties.
En face, Rinderknech poursuit un parcours intéressant malgré une période globalement plus irrégulière. Depuis plusieurs mois, le Français montre une vraie capacité à se sublimer contre les joueurs du top 20. À Dubaï, il a confirmé cette tendance en sortant Jack Draper en trois sets, décrochant ainsi son premier quart de finale de la saison. La confirmation depuis Shanghai est un peu délicate, avec une pression accrue liée à son nouveau statut et des difficultés à enchaîner les bons résultats. S’il reste dangereux sur un match, notamment grâce à son service et sa capacité à jouer libéré, son manque de constance sur la durée reste un frein face à un joueur du calibre de Rublev. Je relativise par ailleurs un peu la victoire contre Draper qui revient d'une très longue blessure.
L’historique des confrontations est sans appel sur le plan comptable : Rublev mène 3-0. Pourtant, ces duels ont souvent été disputés, à l’image de leur affrontement en cinq sets à l’US Open 2024. Rinderknech sait donc comment gêner le Russe, mais n’a jamais trouvé la solution pour conclure.


