Variation contre propreté chirurgicale
La Hongroise, coachée par Péter Nagy depuis fin 2023, réalise un début de saison 2026 d'une propreté clinique. Sa victoire autoritaire contre Elizabeth Mandlik à l'Open d'Australie (6-1, 6-2) a posé les bases d'une confiance retrouvée. Elle a su faire évoluer son jeu pour ne plus être une simple terrienne : son service est devenu une arme de premier plan cette année. Anna Bondar se distingue par une discipline de fer en dehors des courts. Véritable accro au fitness, elle partage régulièrement ses routines d'entraînement intensives qui font d'elle l'une des joueuses les plus affûtées physiquement du circuit.
Toujours sous la houlette de Yulia Pilchikova, Kamilla vit un cauchemar en simple en ce début d'année. Malgré son titre en double à Cluj-Napoca avec Zheng, elle n'arrive plus à conclure ses matchs en solo. Elle reste sur une défaite frustrante contre la jeune Iva Jovic à Dubaï, où elle a montré des signes de nervosité flagrants lors des points importants, une tendance confirmée par ses seulement 33,3 % de tie-breaks gagnés en 2026. Elle semble actuellement plus épanouie dans la dynamique collective du double que dans la solitude du combat en simple. cela reste une "ball striker" à ne pas sous-estimer.
C'est leur premier affrontement sur le circuit principal. Rakhimova va tenter de jouer à plat pour profiter de la rapidité d'Austin, mais elle va se heurter à une Bondar qui ne lui donnera rien gratuitement par son énorme variation et son arsenal tehcnique. L'anecdote qui circule dans les couloirs du Westwood Country Club concerne leur séance d'entraînement partagée à Budapest l'été dernier : Kamilla avait été très agacée par la capacité d'Anna à varier ses trajectoires, finissant par jeter sa raquette contre le grillage. En espérant que cette frustration semble l'avoir suivie jusqu'au Texas.


