Cocciaretto le robot ?
Elisabetta Cocciaretto arrive aux Émirats dans un état d'épuisement total après une semaine héroïque à Doha. Passée de lucky loser à quart-de-finaliste en sortant notamment Coco Gauff, l'Italienne a fini son match contre Ostapenko jeudi en fin d'après-midi au Qatar. Entre les soins, les obligations médiatiques et le vol Doha-Dubaï, son arrivée à l'hôtel est prévue au milieu de la nuit. Elle va donc se présenter sur le court à 13h00 avec moins de douze heures de repos, sans aucune séance d'entraînement pour s'acclimater à la surface ultra-rapide de l'Aviation Club, radicalement différente du court plus lent et venteux de Doha.
À l'opposé, Donna Vekic a fait de ce tournoi sa priorité absolue. Absente à Doha, la Croate est installée à Dubaï depuis le dimanche 8 février, totalisant déjà cinq jours pleins de préparation spécifique. Sous la direction de Sascha Bajin, avec qui elle entame sa deuxième saison, elle a multiplié les sessions aux heures les plus chaudes pour régler son service et ses frappes à plat sur ce DecoTurf qui favorise sa puissance. Fraîche physiquement et parfaitement réglée sur le rebond bas des courts émiratis, elle aborde ce match avec un avantage compétitif massif sur une adversaire qui devra découvrir les conditions de jeu directement en match.
Le contraste entre les deux joueuses est criant : une Italienne en "mode survie" qui a laissé ses dernières forces au Qatar, face à une Croate en "mode mission" qui attend ce rendez-vous depuis une semaine. Si Cocciaretto mène dans leurs duels passés, ce succès avait été acquis sur terre battue, une surface à l'opposé des conditions éclairs de Dubaï. La probabilité de voir Donna Vekic imposer sa puissance au service dès les premiers échanges est extrêmement élevée face à une Elisabetta qui risque de manquer cruellement de jambes et de lucidité dans le timing.


