All in!
Une ukrainienne binaire !
Tout est dans la raquette de Yastremska : c'est le "All-In" permanent. Elle possède une puissance de feu capable d'éteindre Bucșa en 45 minutes, mais sa déroute récente à Abu Dhabi, où elle a perdu tous ses jeux d'engagement, montre qu'elle peut dégoupiller sans prévenir. Face à elle, Bucșa est la baseliner-grindeuse par excellence : elle ne propose aucun rythme, remet tout et attend que l'Ukrainienne se saborde. L'élément clé ici est la gestion des émotions ! Heussner, son coach, le dit lui-même : avec Dayana, c'est les "montagnes russes". Elle en est la première consciente et expliquait après son naufrage contre Alexandrova mettre les bouchées doubles pour enfin gommer ces absences mentales.. Lucide, mais pas les clés encore.. À Doha, les rafales de vent peuvent transformer les frappes risquées de Yas en fautes directes si elle n'ajuste pas ses marges mais selon la météo prévue demain, pas de grosses rafales prévues ! Bucșa, avec son centre de gravité bas et sa patience de fourmi, n'a qu'à tenir la ligne de fond. Le contraste de forme est saisissant : Bucșa est une machine à gagner en double mais piétine en simple, tandis que Yastremska est capable de battre une Top 20 avant de perdre son service six fois de suite. Si l'Ukrainienne ne règle pas la mire d'entrée, la "patience de fourmi" de Bucșa, rodée par ses marathons en double, finira par user le mental de Dayana. On est sur un match où la favorite a les clés, mais où l'outsider a le cadenas.


