Le remake de Linz !
En espérant la même intensité de match
Le duel des canons d'Abu Dhabi On est sur une opposition de style... qui n'en est pas une ! Les deux joueuses ont le même ADN : frapper fort, plat, et prendre l'échange à leur compte dès le retour de service. Sur le dur extérieur d'Abu Dhabi, celle qui reculera la première aura perdu. Dayana Yastremska arrive avec un avantage de rythme non négligeable après sa victoire probante contre Beatriz Haddad Maia. Elle a prouvé qu'elle pouvait éteindre une défenseuse de classe mondiale avec sa puissance brute.
Au-delà de la puissance pure, les conditions climatiques d'Abou Dabi joueront un rôle prépondérant. Le vent, souvent présent sur ce stadium ouvert, peut transformer un match de puncheuses en un exercice de frustration. Ekaterina Alexandrova, avec ses frappes extrêmement rectilignes et son geste court, possède une base technique très stable pour contrer les rafales. De son côté, Dayana Yastremska s'appuie sur une amplitude de frappe qui, si elle demande plus de précision dans le placement, génère une lourdeur de balle capable de traverser n'importe quel vent contraire.
Enfin, la surface d'Abou Dabi est réputée pour sa rapidité moyenne, ce qui favorise les joueuses capables de prendre la balle tôt. Lors de leur dernière finale à Linz, la différence s'était faite sur la capacité de l'une à maintenir sa ligne de fond sous la pression de l'autre. Si Ekaterina Alexandrova peut s'appuyer sur sa régularité de métronome, Dayana Yastremska dispose de cette faculté à briser le rythme par des fulgurances imprévisibles, un punch destructeur dont Beatriz Haddad Maia se souvient sans doute encore après s'être fait littéralement transpercer au premier tour.


