La révélation 2026 ?
Tout semble bien parti !
La Turque étonne, et à juste titre je pense. Après une année 2025 moyenne et un titre WTA en poche en 2024, elle n’avait jamais vraiment brillé ici. Il faut dire qu’en 2025, c’est simple : elle n’a jamais enchaîné trois victoires consécutives. Pourtant, son tennis est créatif, résilient, et on sent une joueuse qui se donne à fond. Dès qu’une adversaire mieux classée se dressait sur sa route, cela se soldait souvent par un échec.
Alors pourquoi 2026 serait différent ? Zeynep Sönmez a pris un tournant clair dans son encadrement en rejoignant la Ons Jabeur Academy à Dubaï, avec Ons Jabeur en rôle de mentor. Le coach de Jabeur devient également celui de la numéro 1 turque. Cette académie a pour objectif de se concentrer sur les jeunes talents et de les aider à franchir un cap. Depuis novembre, la carrière de Sönmez est donc placée sous un nouveau cadre, qui lui manquait cruellement jusque-là. Et on dirait bien que la mayonnaise a pris.
Trois matchs de qualifications exemplaires contre des profils agressifs, sans perdre un seul set et en concédant à peine quatre jeux par match. On peut clairement parler de solidité. Mais ce n’est pas tout. Pas vraiment gâtée par le tirage, Zeynep a dû affronter d’entrée une top 10 très à l’aise sur dur, Alexandrova. La Turque a pris le défi à bras-le-corps et sort sa deuxième top 20 all time en trois sets, dans un match où les deux joueuses se sont rendues coup pour coup. Tennis ultra varié, changements de rythme, jeu solide, beaucoup de balles trouvées dans les zones et au corps. Impressionnant.
En face, Bondár, pure terrienne, réalise un bon début de saison 2026. Elle est très fit, athlétique, possède un service correct, mais loin d’être le profil le plus dangereux comparé aux quatre matchs livrés par la Turque jusque-là. La numéro 1 hongroise devra servir très solidement pour maintenir Sönmez à distance, car dans le jeu du fond, elle risque d’être bousculée. Bondár affiche une statistique flatteuse avec environ 80 % de victoires contre des joueuses hors top 100, mais la dynamique actuelle raconte une autre histoire. Cela fait désormais quatre matchs que Sönmez montre un nouveau visage et un tennis abouti, on est clairement au-delà du simple one-shot.
Enfin, la Turquie n’est pas une nation historique du tennis, et Zeynep a vraiment à cœur de montrer qu’il faudra compter sur elle à l’avenir.


