Une française au 3ème tour ?
Et pourquoi pas..
Elsa est un peu la Benoît Paire au féminin. Pas sûr que la comparaison lui plaise, mais force est de constater qu’elle a une grande bouche sur les courts, surtout sous pression. Je la suis souvent en Challenger et c’est fréquemment le même scénario. Quoi qu’il en soit, elle a tenu tête à une Kostyuk qui a démarré 2026 sur les chapeaux de roues ! Trois tie-breaks et 3h30 de bataille. C’est là que la différence se fait avec Benoît… elle, elle gagne ses matchs.
Blague à part, Elsa a réussi à contenir l’agression constante de l’Ukrainienne et ses 67 winners. Un mélange de fautes directes, quasiment équivalent au nombre de coups gagnants, et une gêne à la cheville ont aussi pesé dans ce match. La Française termine avec seulement 37 winners pour 48 fautes directes. Beaucoup de déchet des deux côtés, ce qui a finalement équilibré la rencontre. Elsa était en stress permanent, s’en prenant régulièrement à sa team, comme si c’était sa façon d’évacuer la pression face à une Ukrainienne qui prenait tous les risques, mais qui n’a converti que 2 balles de break sur 18. Elsa a su répondre et tenir la barque, c’est l’essentiel.
Elle dispose d’un bon service, avec environ 4,3 aces en moyenne. Est-ce que cela suffira contre la Kazakhe ? Possible, car ses derniers matchs relèvent presque de l’exploit. Historiquement, cette surface lui réussit moins, notamment à cause du volume de jeu. 2025 a été assez fade. Contre les profils très défensifs, type Navarro, elle se retrouve vite sans solutions. Contre les grosses serveuses, elle ne répond pas toujours présente, ses capacités de relance étant limitées. Elle trouve surtout sa voie dans la filière longue et agressive.
Le match contre Haddad Maia ressemblait presque à un petit hold-up. Elle a réussi à s’imposer grâce à un ratio de fautes équivalent au nombre de winners de la Brésilienne, qui avait pourtant tout pour gagner. Les faits de jeu ont tourné en faveur de la Kazakhe en trois sets, mais la prestation n’a pas été convaincante.
Ici, on aura probablement une vraie guerre d’ego entre deux râleuses, mais Elsa possède un jeu plus complet et se montre souvent décisive dans les moments serrés, de plus porté par la hauteur de l'évènement.


