Match up Doliprane dominical !
Alors là...
… Ça va être un match long et intense si Barbora est à 100 %. Ce qui arrive de moins en moins malheureusement. Je ne sais pas si on fait meilleure technicienne sur surface rapide. La championne de Wimbledon aura toujours ce petit truc en plus, même menée, et elle adore jouer sous la pression. Je me délecte toujours de chaque minute d’un match de Krejcikova tant j’ai du respect et de la considération pour cette icône de la WTA.
On sait que physiquement, elle accuse le coup à force d’enchaîner les matchs, mais là elle semble prête après la United Cup. Cela étant dit, c’est déjà deux quarts de finale ici et seulement cinq défaites au premier tour sur 22 Grands Chelems disputés. Et sa plus grande qualité, pour moi, c’est d’être clutch : elle gagne souvent ses tie-breaks grâce à une maîtrise du moment présent et cette aptitude à oublier très vite le point précédent pour être immédiatement disponible mentalement pour la suite.
Les gauchères ? Elle adore les jouer et les battre. Une statistique écrasante : 78 % de victoires sur 18 matchs.
Shnaider, gauchère agressive, coup droit assassin, filière courte, mais un service somme toute perfectible en ce début d’année. Point faible : son revers, qu’elle travaille intensément avec son coach, et ses émotions. Contre Mirra, on a vu une pâle copie de Diana. Son plafond de verre face au top 10 reste intact. L’an dernier à l’Open d’Australie, elle chute dès le premier tour contre la vétérane allemande Siegmund, qui l’avait totalement malmenée par sa variété de jeu.
On a donc une Russe qui va chercher la filière courte avec une agression constante face à la reine de la variation, capable de la rendre folle entre amorties, changements de rythme et jeu vers l’avant. Krejcikova saura que Shnaider est plus friable côté revers et va l’y travailler au maximum. Le QI tennis est clairement au-dessus côté tchèque. Diana devra faire courir son adversaire, mais à contrario éviter de s’engager dans des rallyes trop longs qu’elle risque de subir !


