Et pas un seul point de rupture n’a été converti
Nous avons deux joueurs qui ont tendance à échouer dans les moments clés...
Bon, commençons par Kecmanovic. Peu importe à quel point il joue bien, c’est plus ou moins garanti que c’est lui qui craque au tie-break ou en fin de set. Etcheverry est très efficace avec son service et son coup +1, ce qui lui permet de bien tenir ses jeux de service. Cependant, c’est aussi quelqu’un qui joue sans beaucoup de créativité ; il est prévisible et a tendance à répéter les mêmes schémas encore et encore. Contre des adversaires qui osent prendre plus d’initiative et de risques dans les moments serrés et les tie-breaks, il ne répond pas vraiment, ce qui veut aussi dire qu’il n’a pas tant de contrôle que ça sur l’issue du match. La constance, c’est bien ; la prévisibilité, non.
Les deux joueurs sont à l’aise dans ces conditions, et on devrait assister à un match dominé par le service, avec deux joueurs qui peinent à concrétiser en retour mais qui sont capables de bien tenir leurs mises en jeu. J’ai bien Etcheverry comme joueur légèrement plus « clutch », mais Kecmanovic est le meilleur frappeur de balle. Leurs précédentes confrontations à Stockholm et Paris ont été des matchs serrés en trois sets, et même s’il est risqué de trop se fier au face-à-face, est-ce que ce serait vraiment surprenant de voir quelque chose de similaire ici ? Aucun des deux joueurs n’a vraiment beaucoup changé depuis ces deux rencontres…


