Le retour de l'enfant prodige
On n’a pas vu Kokki depuis l’AO 2025, il revient dans son tournoi. Dans quel état ?
Premier élément plutôt encourageant : il a disputé deux matchs de double la semaine dernière aux côtés de Nick Kyrgios. En revanche, ses déclarations sont loin de rassurer. Je cite : « je suis très peu préparé », « si ce n’était pas en Australie, je n’envisagerais même pas de jouer ».
Évidemment, Kokkinakis reste un joueur au talent immense. Il a déjà montré par le passé une capacité à revenir rapidement après de longues blessures. Mais le contexte est différent : il a désormais 30 ans (et non plus 20), et surtout il sort d’une blessure très sérieuse ayant nécessité une opération. Difficile de l’imaginer immédiatement compétitif et en pleine forme.
Sa carrière a malheureusement été constamment freinée par les blessures. Quand on connaît son potentiel, il est presque fou de se dire que son meilleur classement n’a été que 65e mondial.
En face, Sebastian Korda arrive après un tournoi de Brisbane que l’on peut qualifier de correct. Il bat Vacherot, profite de l’abandon de Lehecka, puis s’incline face à un bon Michelsen. Un match globalement sérieux, mais encore une fois marqué par un manque de justesse dans les moments clés — un défaut récurrent chez l’Américain. Il a ensuite déclaré forfait en double pour « fatigue », sans qu’aucune gêne physique ne soit visible lors de son match en simple.
Côté positif pour Korda : il adore ce tournoi, avec deux finales et une demi-finale en trois participations. Il mène également 3–0 dans les confrontations directes face à Kokkinakis : deux victoires nettes, et une troisième acquise à Washington en 2024 en sauvant une balle de match totalement improbable.
L’analyse de ce match reste compliquée tant les inconnues autour de l’état physique de l’Australien sont nombreuses.


