Deux amis
Houston, Toronto, et maintenant Brisbane !
Michelsen semblait se diriger vers une sortie prématurée lors de son premier tour contre Duckworth. Même si le nom Duckworth ne fait peut‑être pas trembler, c’est un adversaire difficile à jouer sur ces courts avec son style de jeu ! Michelsen a tendance à démarrer lentement dans les tournois, mais il a réussi à revenir et a été le vainqueur méritant au troisième set. J’aime vraiment ces conditions pour lui : il peut obtenir beaucoup de points gratuits au service, et la qualité de sa frappe de balle est récompensée (beaucoup de winners). Tien a eu un premier tour un peu moins dramatique contre Ugo Carabelli, même si le premier set a été plutôt disputé.
Ces joueurs sont de bons amis et se connaissent très bien (ainsi que leurs styles de jeu). Michelsen l’a battu facilement à Houston l’an dernier, puis a fait la même chose à Toronto. Si la défaite à Houston peut s’expliquer par le manque d’expérience de Tien sur terre battue à l’époque, le match à Toronto s’est joué sur dur, où il n’aurait dû y avoir aucun avantage d’un côté comme de l’autre. Il y a quelques éléments que j’aime vraiment chez Michelsen dans ce match‑up. Tout d’abord, le fait qu’ils connaissent bien le jeu l’un de l’autre est très probablement un plus pour Michelsen… Tien est quelqu’un qui joue avec moins de « créativité », alors que Michelsen est plus enclin à varier, à jouer long de ligne ou à monter au filet. Michelsen a l’avantage au service, ce qui est un facteur important sur ces courts ; en plus, c’est quelqu’un qui peut vraiment avancer et punir l’une des faiblesses de Tien : son service. Au final, tout se résume à l’idée de ne pas laisser Tien s’installer dans ses schémas, où il parvient à contrôler le jeu grâce à son QI tennis élevé. Alors, quel est le meilleur moyen d’y arriver ? De bons retours, casser le schéma de jeu en jouant long de ligne (Michelsen excelle à cela avec son revers), injecter du rythme, puis monter au filet. Michelsen sait faire tout ça !


