La deuxième balle imprévisible
Combien de doubles fautes allons-nous voir de la part de Fearnley cette fois-ci ?
On a vu de très bons matchs de Fearnley sur dur en salle… comme ceux contre Griekspoor, Zverev, Arnaldi et Hanfmann. En revanche, on a aussi eu deux naufrages complets contre Ymer et Rublev, où il n’a même pas été compétitif et n’arrivait même pas à mettre ses premières balles. Ce schéma rend assez difficile le fait de s’engager sur ses matchs, puisque vous ne savez pas quelle version va se présenter ! Fearnley a un jeu assez équilibré, sans grandes faiblesses… il est bon des deux côtés, son service et son retour sont tous deux solides. Il se déplace bien, sait bien construire les points et il est excellent au filet. Cet équilibre lui permet de gérer différents styles de jeu… il se débrouille bien contre les attaquants de fond de court, mais peut aussi s’en sortir contre les contreurs. Dzumhur est peut-être davantage associé à la terre battue lente, mais il peut être une vraie plaie partout ! Il a déjà battu Vukic, Quinn, Kovacevic et Halys en indoor (et a poussé Félix à un tie-break au troisième set à Bruxelles) ; comme on peut le voir, il ne rechigne pas à affronter des joueurs agressifs. Ses défaites en deux sets contre Moutet et Cerúndolo mettent en lumière sa plus grande vulnérabilité : lorsqu’il doit affronter des joueurs avec beaucoup de tolérance à l’échange et davantage d’armes que lui pour finir les points (Cerúndolo avec son coup droit et Moutet avec son coup droit et sa variété). Autre point à noter : Dzumhur est très bon en passings/lobs, ce qui pourrait s’avérer très utile contre Fearnley, qui aime monter au filet…


