Le premier défi
Elias a survolé le premier tour contre son frère, qui n’était pas prêt physiquement...
Nous avons vu un Elias très ému après sa victoire contre son frère. Il n’y a pas grand-chose à tirer de ce match ; le niveau était vraiment faible, Mikael semblant à bout de souffle au bout de 30 minutes. J’ai été impressionné par Fearnley, qui aurait très bien pu perdre son match contre Griekspoor après s’être fait breaker alors qu’il servait pour le match au 2e set, puis en perdant le jeu décisif (TB). Tallon commençait à vraiment se régler et à enchaîner service + frappes lourdes, mais Fearnley a su s’aligner sur son niveau. Il a un excellent contrôle d’un coup droit très percutant et il est très bon pour enchaîner à la volée, où il excelle ! C’est un match-up assez compliqué pour Elias ; il serait plus à l’aise face à quelqu’un (plus âgé) avec une mobilité plus limitée qu’il pourrait exploiter. Même s’il sait jouer avec une agressivité correcte en indoor, son service et son coup droit ne sont pas du niveau de ceux de Fearnley, et il a tendance à devenir irrégulier lorsqu’il essaie d’accélérer le rythme pour s’aligner sur un adversaire plus fort. Son plus grand atout sera sa familiarité avec ces courts, puisqu’il y a joué tant de fois… et ça se voit ; il paraît plus confiant pour s’affirmer un peu plus. Un autre facteur serait l’aspect « émotionnel »… lui et son frère ont tous deux plongé au classement, et comme je l’ai mentionné, il a pleuré après le match pendant environ deux minutes (pensant à tout ce qu’ils ont traversé, aux sacrifices de leur père, etc.). On a déjà vu à de multiples reprises comment des joueurs peuvent tirer un regain d’élan/confiance ou une attitude de « rien à perdre » de ce genre de situations. Reste à déterminer quelle valeur il faut accorder à cela ;)


