La revanche de Rublev
Cobolli a battu Rublev 6-2, 6-4 en finale à Hambourg cette année... Andrey peut-il maintenant régler ses comptes ?
Sur le papier, Rublev a de bonnes chances. Cobolli sort d'une belle saison en Laver Cup (malgré une performance plutôt décevante lors d'une défaite 6-4, 6-3 contre Fonseca). Comme tant d'autres joueurs ayant participé à la Laver Cup, la joie est désormais terminée, et le décalage horaire est désormais une possibilité ! Avec Flavio, on a l'impression que la même question revient sans cesse : est-il déjà fatigué ? Et tant de fois, lorsqu'on s'inquiète de son niveau de fatigue, il se montre performant… encore et encore. Sauf quelques rares occasions, comme contre Tiafoe à Washington. Il a réalisé une saison absolument incroyable, et la question se pose une fois de plus : pourra-t-il maintenir ce niveau jusqu'à la fin de l'année ? Quant à Rublev, nous avons vu des signes encourageants de l'ancien Rublev à Toronto et Cincinnati, avec de belles performances (défaites contre Fritz et Alcaraz, sans honte). À l'USO, il a semblé un peu plus fragile, perdant un set contre Boyer et en infligeant cinq à un (bon) Wong… avant de s'incliner en trois sets face à un bon FAA. Donc oui, il affrontait des joueurs performants ; on lui accorde ça. Cependant, il faut noter que Rublev est devenu nettement plus facile à battre par des joueurs non élites qu'avant (un peu comme Medvedev, d'une certaine manière). Oui, sa défaite en trois sets au premier tour contre un bon Royer à Hangzhou est une preuve supplémentaire.
Lors de leur confrontation à Hambourg, la compétition n'était même pas au beau fixe. Cobolli le dominait sur tous les plans, lui imposant son coup droit (Rublev a pris un MTO au deuxième set, je ne sais pas s'il ressentait quelque chose). Ce match se joue surtout sur la capacité de s'imposer et de dicter son jeu en coup droit, car les deux joueurs sont vraiment doués. Je dirais que c'est particulièrement important pour Rublev ; c'est crucial pour son jeu. Lorsqu'il doit trop défendre, ce n'est pas bon. Cela signifie aussi que si l'un d'eux manque d'énergie et qu'il sort à plat, il est en grande difficulté (c'est ce qui est arrivé à Rublev à Hambourg). Comme pour beaucoup d'autres matchs avec un joueur de la Laver Cup, cela devient un peu délicat car il faut beaucoup de devinettes sur sa gestion du déplacement… Côté motivation, on donne un avantage certain à Rublev. Je suis sûr qu'il veut faire mieux cette saison et aussi prendre sa revanche après sa défaite. Néanmoins, les matchs ne sont pas gagnés uniquement par celui qui est le plus motivé ;) Peut-il apporter l'arme lourde et faire ce que Fonseca vient de faire à Cobolli ?


