Inconstance land
Entre notre bûcheron Nikoloz qui marche pas mal à la motivation, et notre Baez national qui ne vit que pour le Golden Swing, on n'est pas dans la merde !
Bon déjà, Nikoloz passe par les qualifs. Deux victoires en trois sets contre deux pièges. Je l'ai trouvé bien résilient dans la tête contre Tomic, parce qu'il y avait de quoi péter un boulon ! Mais mon petit doigt me dit que le Géorgien est là pour récupérer une place très importante : celle du top 100. Cette saison, il aura écumé les qualifs de Grand Chelem comme personne ! Avec un peu plus de régularité, il entrerait dans le top 100, synonyme de qualification directe pour le tableau principal des Grands Chelems. En général, le cut se situe entre 104 et 108. Il est actuellement 111, mais mieux vaut prendre de la marge car ce ventre mou est un enfer. Côté jeu, il y a encore 2-3 choses à régler également. Vous le connaissez par cœur, Nikoloz envoie sacs sur sacs. C'est sa force. S'il réussit à trouver plus de régularité, il peut faire des dégâts envers beaucoup de joueurs. Est-ce que son jeu gêne Baez ? Well, l'Argentin n'est pas mauvais retourneur (8ᵉ sur le leaderboard de l'ATP toutes surfaces confondues, 22ᵉ sur dur), c'est plutôt sur ses jeux de services que ça peut coincer. L'altitude pourrait lui faire du bien dans ce secteur. Il avait fait un bon match contre Hanfmann à Kitzbuhel, mais doit-on tirer une conclusion de ça ? Au-delà du tennis et du match up, ce mec est juste erratique mentalement. Il pourrait avoir fait une pause salvatrice au sein de sa famille argentine et repartir de plus belle, mais la tournée asiatique n'est pas son fort habituellement. On est un peu dans l'ombre ici...


