4ᵉ rencontre d'affilée en finale
Et la première sur dur ! Si Carlito avoue volontiers que l'Italien est le meilleur du monde sur cette surface, et même sur toutes les autres, un match de tennis reste un match de tennis...
Et puis on se remémore leurs dernières finales... Rome, Roland, Wim... Rome était spécial pour Jannik, puis il a eu ses balles de match à Roland, puis il gagne 3 sets à 1 à Wim. L'Italien dit que les marges étaient petites à Wim. Qu'il a touché quelques lignes que Carlito a touchées à Roland. Bref, la chance était de son côté. La vérité est qu'on sent que Jannik a pris le dessus, peu importe la surface désormais. Je pense que jeu a progressé dans le sens où, il n'est plus aussi monolithique qu'avant, mais il en a gardé sa puissance. Je m'explique. Jannik est un rouleau compresseur. Son jeu consiste à prendre le contrôle de l'échange le plus rapidement possible et de vous étouffer de puissance et d'agressivité. Il fait ça mieux que personne. Si ce n'est que, si un autre joueur a un jeu similaire, il le détruit (RIP Félix). Contre Carlito, ce jeu ne fonctionnait pas autant (idem cette semaine on a vu contre Mannarino, un peu Atmane, Bublik sur gazon...), car l'Espagnol à la mobilité nécessaire pour un peu plus répondre à ses assauts, mais surtout il varie beaucoup et hausse son niveau de focus contre lui. Sauf que désormais, Jannik aussi varie. Un petit peu. Mais bien. De plus en plus de montées au filet, d'amorties. Et en parallèle, il agresse toujours autant, si ce n'est plus. À commencer par le retour. Carlos après la finale de Wim "il a retourné mes secondes vraiment très bien pour être en position d'attaque sur la balle d'après. C'est très difficile à manœuvrer quand tu sens que tu dois faire que défendre tout le temps". On a d'ailleurs senti un Carlito résigné dans cette finale qu'il a perdu bien avant la fin du match. L'Espagnol le sait, sa qualité de service va lui être primordiale. Tout comme sa qualité de retour. En fait, tous ces premiers coups qui ne permettent pas à Jannik de prendre directement l'ascendant sur le point. Si toutefois l'Espagnol a du mal, il faudra qu'il retourne le point soit avec un énorme coup droit, soit en couper le rythme avec du slice et ne pas entrer dans une bataille d'ego de celui qui frappe le plus fort. Il y a aussi une opportunité pour Carlito sur le match en entier : les conditions. Il semble supporter beaucoup mieux la chaleur que Jannik. Peut-être l'occasion de prendre un peu plus le dessus en termes d'agressivité. Un match donc, pas si 65 / 35 pour Jannik, mais plus du 58 / 42 je trouve. Ah, et oui, ce n'est pas la première finale sur dur entre les deux hommes. Souvenez de ce tie-break décisif mythique à Beijing en 2024 où Carlito, alors mené 3 à 0 je crois, avait enchainé 7 points d'affilée avec quasi que des points gagnants. Rien que parce que ce mec est spécial, il ne vaut pas 2.6 pour moi...


