Le paradoxe Rune
À trop vouloir briller, on finit aveugler par sa propre lumière, profond..
C'est tout le problème avec Rune, il veut tellement jouer le tennis parfait en se rapprochant des limites qu'il finit souvent par exploser en plein vol. Contre Evans il gagne 6/4 6/4 6/4 en étant sérieux, le britannique est un traquenard même sur terre. Néanmoins j'ai trouvé Holger un peu trop Holger encore une fois, il veut trop jouer parfaitement, prendre la balle tôt tout le temps, jouer en rythme, faire des winners sur chaque point. Contre Evans ça passe mais face à Cobolli ? L'italien revient d'un super tournoi à Genève et vient de sortir le dangereux Medjedovic au premier tour. Ce que j'aime chez lui c'est sa maturité sur le court, il a des coups magnifiques mais il sait aussi quand il suffit de faire jouer son adversaire. Je le trouve impressionnant depuis le début de saison et bien plus constant que Rune dans le contenu des matchs. Le match va partir dans tous les sens avec deux mecs qui jouent vite, aiment prendre les devants et qui sont bons sur leurs jeux de service. Deux scénarios possibles, soit les mecs jouent bien au même moment et on assiste à l'un des matchs de l'année, soit ils jouent bien en décalage et on assiste à un truc hyper décousu qui va définitivement dans le sens de l'un ou de l'autre !


