Courant alternatif
Un jour j'me drogue, un jour je suis dépressif, un jour je gagne Washington en perdant un petit set... Salut c'est Daniel Evans !
Sur courant alternatif, c'est un euphémisme. Après son titre à Washington, le British au faciès néandertalien fait deux firsts avant de faire un US Open correct et une coupe Davis surmotivé. Même si on sait Ô combien ces quelques jours passés avec les collègues à défendre ardemment son pays sont en général gages de confiance, on aurait tort de ne pas se méfier avec Evans. Ses tout derniers résultats semblent s'expliquer par un niveau de motivation variable, même s'il est vrai qu'il arrive (enfin) à rejouer à son plus haut niveau. Contre Arthur Fils, son dernier match, il paraissait acculé jusqu'à être mené 6/3 3/1. Puis, un passing qui passe, une balle de break exploitée, une grinta d'enfer soutenue par 13000 spectateurs, et revoilà homo erectus dans la partie. C'est là toute la force de ces British quand on y pense (Murray, Norrie, Draper...). Maintenant, il tombe sur un os. Roman Safiullin est dans son tournoi, et il est à l'aise en dur indoor. Son sens du réalisme, sa froideur russe et sa motivation peut être supérieur à Evans dans ce genre de tournoi sont plutôt de bon augure. Il a le jeu agressif pour ne pas se faire embourber par la malice britannique. Seul doute : tenir ce niveau pendant tout le match. Car si vous laissez un seul interstice à Evans, il va s'engoufrer dedans.


