Opposition des styles !
Le pur terrien qui court partout et qui remet indéfiniment la balle. Le grand serveur-volleyeur qui coupe très vite court à l’échange. À qui l’avantage ?
Munar est chaud sur ce tournoi. Il bat Anderson puis Laaksonen, tous deux en deux manches. Il faut dire que son alignement en double avec Nadal a dû lui donner une motivation supplémentaire. C’est peut-être un joueur de terre, mais pour le moment il s’en sort très bien.
En face, Cressy remporte ses deux tours de qualifications. Il bat ensuite un qualifié australien en deux petites manches et sort vainqueur de sa bataille des géants américains (contre Opelka) en trois manches (dont deux tie-breaks).
Cressy, c’est le grand mec qui compte beaucoup sur sa combinaison service-volée. En face, Munar, c’est l’opposé. Il s’appuie sur un bon coup droit avec lequel il tient les longs échanges et peut aussi accélérer ses coups. Il se déplace très bien ce qui lui permet de prendre l’avantage quand l’échange tend à durer. Entre ces deux-là, c’est le jour et la nuit.
Celui des deux qui arrivera à dicter son rythme arrivera par la même occasion à faire sortir l’autre du sien.
Cressy sort d’une énorme bataille dans laquelle il aura probablement laissé des plumes. Il est peut-être jeune mais il est aussi très grand. En face, Munar surfe sur une vague particulièrement positive et semble trouver ses aises sur ce tournoi. C’est pour cette raison que nous voyons un léger avantage de son côté dans ce match. Nous le voyons bien réussir à prendre son adversaire à la gorge dans la filière longue.


