Pas la surface de Bejlek
Dayana Yastremska n'est pas arrivée à Hertogenbosch les mains vides. L'Ukrainienne de Lyon a vécu un mois de mai solide : titre au WTA 125 de Parme, finale incluse contre Krejčíková en trois sets après un demi-finale épique contre Bouzas Maneiro sauvée en trois tiebreaks sur deux jours, avant de tomber au 1er tour de Roland-Garros contre Paolini sur un score sans appel. Elle aborde donc le gazon de Rosmalen avec du rythme, de la confiance, et un profil de frappe à plat naturellement adapté à une surface rapide. Son 4e tour à Wimbledon 2019 reste sa meilleure référence sur herbe, mais son jeu offensif et son service agressif en font une joueuse plus dangereuse sur gazon que son classement de 45e ne le suggère.
En face, Sára Bejlek a aussi vécu un début de saison remarquable. Titre WTA à Abu Dhabi en février en sortant des qualifications, bond de 101e à 38e mondiale, puis 2e tour à Roland-Garros battu par Świątek après avoir dominé Stephens. La Tchèque de 20 ans est une talent réel, construit sur la terre battue où elle affiche 71% de victoires en carrière. Le gazon raconte une autre histoire : 1 victoire pour 4 défaites en carrière sur la surface, trois participations aux qualifications de Wimbledon soldées dès le premier tour. Son jeu de fond patient et ses échanges longs ne se transposent pas naturellement sur ce rebond bas.


